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Inde : les Français pourraient bientôt bénéficier de visas à l’arrivée

Publié le 7 mars 2013 par dans Tourisme

Un coup de cœur pour un voyage en Inde, mais pas le temps de demander votre visa avant le départ ? Si tout va bien, les Français feront bientôt partie des ressortissants susceptibles d’obtenir leur visa en arrivant à l’aéroport à New Delhi et dans d’autres métropoles indiennes. Une bonne nouvelle pour tous les touristes de l’Hexagone pressés, mais aussi pour tous ceux qui peuvent ainsi espérer trouver des billets à prix cassés à la dernière minute.

 

En visite à la Bourse internationale du tourisme de Berlin (ITB) le ministre du tourisme de Delhi, K. Chiranjeevi a indiqué avoir demandé à son homologue de l’Intérieur d’examiner une proposition visant à consentir des VoA (visa-on-arrival) aux ressortissants d’une vingtaine de pays. L’Allemagne, la France, la Russie et l’Afrique du Sud sont en pole-position, a-t-il ajouté lors de son discours d’inauguration du Pavillon indien.

 

L’Inde souhaite depuis longtemps doper ses revenus générés par le tourisme étranger. Un point sur lequel elle arrive bien après la Chine et plusieurs pays d’Asie du sud-Est. « L’Inde n’attire que 0,64% du flux mondial de touristes étrangers et les revenus en devises qu’elle en retirent ne représentent que 1,61% des recettes globales liées au tourisme. Cela est préoccupant et notre objectif est de parvenir à attirer 1% des touristes étrangers d’ici à 2016 », a dit sans fard K. Chiranjeevi.

 

« Happy-few »

Sur la liste qu’il a soumise à son collègue de l’Intérieur avant de se rendre à Berlin, le ministre du tourisme a inscrit la Thaïlande, la Malaisie, Bruneï, mais aussi quelques pays de la Communauté des Etats Indépendants (CEI, ex-URSS) tels que l’Ukraine, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan. L’Espagne, la Pologne, la Suède, la Norvège, le Brésil figurent aussi au nombre des candidats au VoA.

 

Dès décembre 2009, Delhi avait commencé à consentir des VoA aux ressortissants de plusieurs pays. Aujourd’hui, les détenteurs d’un passeport finlandais, luxembourgeois, singapourien, japonais, néo-zélandais, vietnamien, indonésien, birman, philippin, cambodgien ou laotien font partie des « happy-few » éligibles à l’obtention d’un visa d’une durée moyenne de 30 jours aux guichets d’immigration indiens. Il coûte 60 dollars. La formule s’est révélée très populaire : plus de 16.000 touristes l’ont choisie en 2012 contre 12.761 en 2011.

 

L’industrie du tourisme en Inde est en plein essor. Mais elle est encore plombée par des infrastructures laissant à désirer. Si les transports aériens sont devenus excellents dans le pays, ce n’est pas le cas des transports routiers et ferroviaires. Quant à l’hôtellerie, elle connaît un essor certain, du moins dans les régions les plus touristiques.  Mais il est surtout lié au développement du tourisme local emmené par les classes moyennes indiennes.

 

 


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